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 Excursion et grosse meringue

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Petit poney timide


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MessageSujet: Excursion et grosse meringue    Jeu 27 Oct - 9:52


Alors c’est ça le Pic Funeste ? Il ressemble à toutes les montagnes que j’ai pu voir. Je dirais même qu’il a l’air d’une grosse meringue. Rien de vraiment funeste. Encore un nom pour éloigner les curieux. Ca marche toujours bien de donner des étiquettes un peu impressionnantes. C’est sûr que le Pic Des Papillons Roses…ça donne presque envie d’y faire une petite randonnée de santé. Or, je vous jure, qu’en levant le nez, ça vous coupe tous désires d’aller batifoler là-haut. C’est sacrément escarpé. Une chute et vous passez en mode crêpe Suzette.

Tranquillement assise sur la croupe, je contemplais les sommets les plus élevés de la grosse meringue en me triturant l’esprit sur les raisons qui ont poussé mes aïeuls à coller un nom aussi peu engageant à cette pauvre montagne. Quoi qu’il en soit, funeste ou non, ce pic m’attirait indéniablement. Je secouai ma crinière avant de me lever et de faire quelques pas dans la neige. J’ai toujours beaucoup aimé la neige. La sentir craquer sous mes sabots, c’est tout simplement grisant. Après tout, je suis un poney des grands froids moi, équipée 100% chauffante. Bref, je m’aventurai dans les hauteurs glacées du Pic Funeste avec dans l’idée de découvrir un peu plus les environs.
Pour l’instant, il n’y avait pas de danger, je pouvais me permettre quelques accélérations. Et quoi de plus démentiel que de galoper dans la poudreuse, la crinière au vent ? RIEN ! Je m’élançai alors, dans la vallée qui grimpait vers les sentiers escarpés.

Là, je vais me contredire. Oui, j’adore la neige, j’adore me rouler dans la neige, j’adore manger de la neige mais, visiblement, la neige ne m’aime pas. Méfiez-vous de la neige nom d’une pipe en bois ! Pendant que je prenais totalement mon pied en galopant à toute vitesse, un…trou s’invita sous mes sabots. J’eus juste le temps de pousser un petit hennissement aigue puis, je basculai tête la première sous le froid manteau blanc. Sous l’effet de la panique, j’agitai nerveusement les pattes arrières pour dégager ma tête de là-dessous.

BINGO ! Au bout de quelques secondes d’efforts, je me retirai en donnant une violente impulsion. Tellement violente que j’en tombai sur la croupe. J’avais de la neige absolument partout dans la crinière. Je me secouai énergiquement et balayai les alentours pour m’assurer que personne n’avait vue ce cuisant échec.

Arf…visiblement, je n’avais pas de chance…


[Hum, hum, désolée pour le titre du sujet x)]
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MessageSujet: Re: Excursion et grosse meringue    Jeu 27 Oct - 12:37

    Mes impressions et mes sensations sont mêlées, se contredisent, me font perdre la tête. Pour un gars du Sud, un gars qu'a l'habitude de griller sous le soleil qui bouillonne, un amateur de grand bains chauds et de palmiers dont on ne discerne pas le sommet, se retrouver dans le froid encerclé par la neige est à la fois une épreuve et un moment de rêve. Le froid est mordant, violent, il me pique, m'attrape à la gorge, au flanc et même jusqu'aux bouts des pattes. Je ne suis plus sûr de sentir encore mes extrémités... Pourtant, je suis habité pour une fièvre brûlante qui me dévore. C'est la première fois que je vois de la neige, jamais encore je ne l'avais senti craquer sous mes sabots. Malgré le froid glacial qui me ronge à l'extérieur, l'euphorie, elle, m'envahit de l'intérieur. Ce n'est pas ce genre de spectacle qui s'offre à nous tous les jours, dans le petit coin équatorial dont je viens ! D'ailleurs là-bas il ne neige jamais... Depuis le temps que je voulais goûter à autre chose qu'à de la pluie sur mon pelage, sur ma crinière, sur ma langue ! Je lève la tête tel un imbécile heureux, bouche béante, souriant à l'idée d'avoir toujours plus de flocons sur les papilles. Ceux-ci fondent aussitôt qu'ils se déposent mollement sur ma langue. En fait, ça n'a pas vraiment de goût, c'est jamais que de l'eau. Et pourtant, c'est plus que ça, la neige garde toujours son côté enivrant, qui n'épargne pas même les adultes !

    Autour de moi, tout n'est que blancheur et grisaille, je me rapproche du sommet de ce que l'on appelle le Pic Funeste. Il est vrai qu'à première vu, ce sommet qui perce les nuages n'a rien de très accueillant, mais la neige adoucie cette vision et on ne fait alors plus attention qu'à son manteau cotonneux ! Et à cela se mêle le vent qui vous apporte les flocons, vous fouette le visage et la crinière. La mienne vole en tout sens et c'est probablement chargée en neige, retenue par mes boucles folles ! Puis tout à coup, comme appelé par une volonté incontrôlable, je me jette à terre, me roule en tout sens dans la poudreuse, les sabots remuant gaiement au-dessus de moi. C'est bien la première fois que cela m'arrive, et sans doute pas la dernière ! Après des roulades et roulés-boulés incessants et épuisants, je m'allonge sur le ventre et m'étonne de constater que le froid me brûle pratiquement. Je regrette de n'avoir jamais connu tout cela avant, mais mieux vaut tard que jamais après tout !

    Tout à coup, il me semble entendre du bruit. Quelqu'un se trouve non loin, il arrive dans ma direction mais est assez loin encore pour que je me "prépare" à l'accueillir. Je secoue la tête pour débarrasser ma crinière de toute la neige qu'elle a amassé, et mon monocle tombe sous mes yeux. Je l'ajuste, il est plein de neige. Tant mieux, ça ajoutera plus de ridicule à la situation ! Mes cheveux sont humides et donc plus facile à recoiffer.

    A peine ai-je finis de me pomponner qu'un hennissement de détresse m'arrache à ma tâche. Je regarde vers là d'où provient le cri, affolé. J'accoure à grande hâte et aperçois au loin une silhouette qui s'extirpe de l'épaisse couche de neige ! Il en a eu de la chance celui-là de s'en tirer sans bobo ! Mais mieux vaut tout de même s'en assurer. Je m'approche doucement, un peu inquiet mais toujours aussi distingué dans ma démarche. J'arrive à quelque mètre de lui, enfin elle plutôt, c'est une ponette à la crinière bien fournie qui m'a tout l'air d'être sympathique, bien qu'un peu étourdie par ce qui vient de lui arriver.

    « Bonjour à vous !  je lance, de mon ton pompeux, dans cet air de bourgeoisie extrême. J'ai entendu crié alors j'ai accouru à toute hâte ! Tout va pour le mieux, j'espère ? »
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MessageSujet: Re: Excursion et grosse meringue    Ven 28 Oct - 11:55


Donc, je balaye consciencieusement les alentours du regard. Je ne vois que la vaste étendue enneigée renfermant quelques facétieux pièges en son sein. Il semble que je sois seule, complètement sonnée, au pied de cette majestueuse montagne taquinant le ciel. Dans toute sa hauteur et sa splendeur, j’ai la vague impression qu’elle me juge. Est-ce que je me suis pris un coup plus important que je le crois sur le crâne ? Je n’en sais rien. Mais cette sensation est désagréable. Comme si cette silhouette millénaire agitait frénétiquement des épaules, riant de la maladresse mortelle et grotesque dont font preuve mes congénères. Je l’entends soupirer de mépris. Non, non, ça c’est les bourrasques de vent prisonnières de la vallée. Je ne supporte même pas ces rochers qui lui dessinent un sourire trop suffisant, trop désagréable. Je lui en veux de me juger aussi durement. Je n’ai pas sa prestance, je n’ai pas sa beauté imposante ni cet aura inquiétante. Mais quoi ? Je ne suis qu’une ponette, méchante grosse meringue ! Je ne suis qu’une ponette maladroite et je te jure, qu’un jour où l’autre, c’est moi qui rigolerai quand j’aurai atteint ton plus haut sommet. Je me payerai même le luxe de pousser un puissant hennissement victorieux pour te montrer que tu te trompais à mon sujet.

Je secoue la tête pour me sortir de mes rêveries. Je commence à avoir sérieusement froid à l’arrière train en plus. Quelle poisse, je vais avoir les crins trempés. C’est un coup à attraper un mauvais rhume ça. J’ai intérêt à ne pas trop trainer dans le coin. J’entame un mouvement pour me relever quand, j’entend comme un bruit feutré qui vient vers moi. Le problème avec les montagnes, c’est qu’on ne sait jamais vraiment d’où viennent les sons. Je suis pourtant sûre de n’avoir vu personne. Tiens. SI. Là-bas on dirait bien qu’on vient vers moi. Il ne devrait pas galoper comme ça. Je croise les pattes pour lui, je ne tiens pas à ce qu’il finisse au fond d’un trou. Qu’il est mignon avec son petit monocle. Je tends les oreilles en avant, témoignant ainsi un certain intérêt envers ce nouveau venu.
Il arrive à ma hauteur. Je constate qu’il tremble comme une feuille. C’est pas étonnant, on ne s’aventure pas ici quand on a un poil aussi fin. Il me fait de la peine le pauvre, j’ai vraiment peur qu’il me fasse une crise de tétanie à force de grelotter comme ça.

« Bonjour à vous ! J'ai entendu crié alors j'ai accouru à toute hâte ! Tout va pour le mieux, j'espère ? »

.Je me relève et finie de m’ébrouer. Il est plus grand que moi et plus gracile. Je n’ai jamais vu auparavant de robe aussi…singulière. Ha. J’oubliais que je ne suis plus dans le monde que je connaissais avant. Il va sûrement falloir que je me fasse d’autres critères de jugement sur les robes des autres.

« - Ca va, il n’y a pas de casse, merci…Je m’appelle Saltimbanque, je vis ici…je crois. On devrait se mettre à l’abris, tu as l’air congelé. Tu n’es pas d’ici non ? »

Je désigne une petite grotte nichée dans la montagne où nous pourrions nous abriter le temps de se réchauffer. Je dois bien avouer que je commence à avoir un peu froid aussi. Je lui souris et lui fait signe de me suivre.

« - Oh et fait attention où tu mets les sabots…la neige est trompeuse par ici »
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MessageSujet: Re: Excursion et grosse meringue    Dim 30 Oct - 10:12

    Elle se lève, s'ébroue et m'étudie du regard, après quoi elle annonce :

    « Ça va, il n’y a pas de casse, merci…Je m’appelle Saltimbanque, je vis ici…je crois. On devrait se mettre à l’abris, tu as l’air congelé. Tu n’es pas d’ici non ? »

    Je suis tenté de lui répondre sur le champ mais je suis transi par le froid, et elle se dirige déjà vers une faille creusée dans les flancs de la montagne, et me fait signe de la suivre. Je dois bien le reconnaître, je suis frileux, pas étonnant d'ailleurs car jamais avant je n'avais été confronté au froid, du moins le vrai de vrai.

    « Oh et fait attention où tu mets les sabots…la neige est trompeuse par ici. »


    Elle ne crois pas si bien dire, à peine j'entends ces mots que l'un de mes sabots se dérobe sous moi et ma patte antérieure gauche s'enfonce dans l'épais manteau blanc du plus profond qu'elle en est capable. Alors ça, même si je l'avais voulu, je n'aurais pas été en mesure de l'éviter ! La prochaine fois, je suivrai ses conseils à la petite Saltimbanque, qui est drôlement loquace et aimable, même lorsqu'elle voit un aristo qui n'évoque généralement que du mépris ou de la moquerie. Dommage d'ailleurs que ça fasse pas son effet pour le coup, mais je m'en tire pas perdant. C'est peut-être le froid qui m'empêche de gérer côté théâtre... peut-être même que je me cherche des excuse à moi-même... Bah, on peut pas tout avoir !

    Remarque, je ne dirais pas non pour avoir un petit coin chaud où nous poser, elle et moi ; je tremble comme une feuille morte et pour une fois, je ne joue pas le jeu. D'ailleurs, nous y voilà ! Je vais enfin pouvoir prendre mes aises et faire les présentations ! Je m'engouffre dans la grotte qu'elle a déniché. C'est un peu sombre, mais le sol et sec et pas de neige traitre par dessus ! En bon acteur, j'inspecte attentivement le sol comme s'il était plein de microbes pouvant nuire à la fourrure délicate de mon arrière-train, l'en débarrasse des particules éventuelles, et m'assoie, l'air toujours pas très sûr de la propreté intacte de cet endroit.

    « Je vous demande pardon pour ce manque de courtoisie, mais le froid m'enlevait toute capacité à parler ! »

    D'ailleurs, cela donnait un petit air tremblotant à ma voix pleine de grâce. Ma crinière est toute humide de neige et je me met à parler, en même temps que je me recoiffe coquettement mèche par mèche :

    « Je suis ravi de faire votre connaissance, Saltimbanque. Moi, je suis Léopold ! Dis-je, en penchant la tête et en pliant la patte avec un tintement de bijou, en guise de révérence. En fait, vous avez raison, je ne suis pas d'ici, d'ailleurs j'ignore quelle idée saugrenue j'ai pu avoir de m'aventurer ici ! Pas que je regrette de vous avoir rencontrer, chère madame, j'ajoute, le ton abusivement gentleman. Seulement, j'arrive de terres tropicales, les Terres Exotiques, alors je n'ai pas l'habitude d'avoir aussi f-froid. »

    Mon corps commence progressivement à se réchauffer, mais je continue malgré tout à laisser échapper des nuages de vapeurs de mes naseaux. Je m'éclaircis la voix, embêté par le froid qui me prend la gorge.

    « Je suis bien parti pour m'attraper une angine... » J'ajoute, prenant un air à plaindre, comme si on m'avais annoncé ma mort, cet air dépité d'un richou à qui on aurait annoncé la perte de toute sa fortune. Décidément, c'est vraiment un capricieux qui ne cesse de se plaindre, ce Léopold...
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MessageSujet: Re: Excursion et grosse meringue    Lun 31 Oct - 9:55


Visiblement, la neige nourrit un certain plaisir sadique à nous faire trébucher, tomber et glisser. Cette fois, c’est le poney au monocle qui en a fait les frais. Heureusement, seul son antérieur gauche s’est enfoncée sous la poudreuse. J’ai à peine eu le temps de me retourner pour l’aider qu’il est de nouveau en route vers la petite grotte creusée dans le flanc de la montagne.

Quel bonheur d’être à l’abri et au sec ! La grotte dans laquelle nous sommes rentrés n’est pas très grande, nous pourrions en loger trois comme nous pas plus. Elle me semble aussi assez basse de plafond, je pense qu’en me dressant sur mes antérieures je peux l’atteindre. L’air ambiant est sec, légèrement plus chaud qu’à l’extérieur. Surtout, grâce aux parois de notre cabane de roche, nous ne sommes plus à la merci du vent mordant de la montagne. Je gratte le sol rocailleux du bout de mon sabot…mouai, pas super confortable. Tant pis, c’est toujours mieux que de se geler la croupe. Je m’assoie et fait une légère grimace ; En fait, c’est terriblement inconfortable ici.

J’oublie vite mes petits soucis en observant le « monoclard » qui renifle le sol. Cherche-t-il quelque chose ? Il paraît tellement concentré que je n’ose pas lui poser la question. Intriguée par sa conduite, je tends de nouveau les oreilles vers lui. Oh, j’ai compris ! Il fait un brin de ménage. C’est gentil de sa part. En même temps, ce n’est pas tellement sale comme endroit. A part quelques éclats de pierre, un peu de poussière et de petits débris non identifiés. Il m’a l’air d’être sacrément maniaque celui-là.
Je souffle pour dégager mon toupet qui m’obstrue la vue. Le poney à la crinière bleutée vient de finir d’épousseter méticuleusement et s’assoit. Il n’a pas l’air très à l’aise. Je n’arriverais pas à dire si c’est à cause du froid, du sol aussi confortable qu’une planche pleine de clou ou de la saleté.

« Je vous demande pardon pour ce manque de courtoisie, mais le froid m’enlevait toute capacité à parler ! »

Je tombe souvent sur des gens atypiques. Cela dit, ça ne me gêne pas, je suis assez ouverte comme ponette. Mais des comme Monsieur.Monocle, jamais ! Je n’avais pas vraiment fait attention à sa façon de parler et de se comporter tout à l’heure, il faut dire que j’étais encore un peu sonnée. Mais maintenant que je suis au calme, je me rends compte qu’il est assez…assez propret, courtois mais un brin précieux.

« Je suis ravi de faire votre connaissance, Saltimbanque. Moi, je suis Léopold ! »

Il se présente dans une petite révérence qui me met mal à l’aise. Je n’aime pas quand les discussions prennent un tournant aussi solennelle. Je suis dans le genre bonne vivante, qui se réjouit de la moindre petite chose que m’apporte la vie, de la moindre rencontre. Je n’ai pas besoin de révérences particulières pour saluer quelqu’un ni de manières superflues…Le vouvoiement, ça me tue, j’ai l’impression qu’il dresse une muraille entre lui et moi.
Pendant que je joue à souffler des petits ronds de vapeur, Léopold me dit venir des Terres Exotiques. Je comprends mieux se frilosité alors. Il est vrai que, d’après ce que je sais sur le climat tropical, les températures entre ici et là-bas sont en totale opposition. Le silence revient et je cesse immédiatement mes puérilités. Je ne sais pas comment une ponette aussi enfantine que moi doit se comporter avec lui.

« - Oh je vois. Les températures ne sont pas aussi basses là bas. Tu-VOUS auriez du être plus prudent, s’aventurer ici sans être couvert, c’est un coup à attraper du mal. »

Il tremble moins que tout à l’heure, il doit commencer à se sécher et se réchauffer. Pourtant, il s’éclaircit la gorge comme quand on couve un virus.

« Je suis bien parti pour m’attraper une angine… »


« Oh…Quand on sera sorti d'ici, vous devriez retourner chez vous. Je ne vous chasse pas hein ! Mais ce vent là, quand on est pas habitué, c'est la promesse de plusieurs jours de fièvres. Tu-vous…oh puis zut, on peut se tutoyer, on doit avoir le même âge non ? Puis en ce moment, on est logé à la même enseigne. Je désigne l’extérieur où le vent soulève des bourrasques de neige, on est bons pour rester ici plusieurs heures. »
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MessageSujet: Re: Excursion et grosse meringue    Lun 31 Oct - 12:16

    Je me console en constatant que je ne suis pas le seul à cracher de la vapeur, elle s'amuse à dessiner des arabesques difformes dans l'obscurité de notre abris. Je me sens naïf, du plus profond de moi-même, de me rappeler qu'il y a quelques heures à peine, je ne savais pas qu'on pouvait faire ça. Même dans ma vie d'avant, je n'ai pas le souvenir d'hiver rude ou de tombée de neige ; j'ai l'impression d'arriver d'un endroit qui ne m'a rien appris, qui n'a en rien nourrit ma soif de savoir, de connaissance. Mais au fil du temps et des jours qui défilent, on fini bien par s'habituer à n'avoir aucune idée ni de comment on est arrivé là, ni d'où on viens. Oh, certain savent, mais je me rend compte que je ne m'étais jamais posé la question, dans mon existence passée, de savoir quel était ce monde dans lequel je vivais. Pour sûr, je n'ai pas toujours été un curieux. Maintenant, quand on m'accable de sermon en me feulant que "la curiosité est un vilain défaut", je me dis qu'au contraire, c'est ce qui pousse au savoir. On pourrait même presque l'écrire avec un grand S. Bon, c'est bien beau tout ça, or j'ai bien l'impression que je me perd dans mes pensées et je m’aperçois un peu tard que Saltimbanque est en train de me parler.

    « Oh je vois. Les températures ne sont pas aussi basses là bas. Tu-VOUS auriez du être plus prudent, s’aventurer ici sans être couvert, c’est un coup à attraper du mal. »

    Ah ça oui, je ne lui fais pas dire, dans mon envie d'aventure qui me dévorait tout entier, j'ai complétement zappé le stricte nécessaire... J'aurai dû demander des renseignements, je le vois bien à présent. A l'avenir, il faudra bien que je ravale mon indépendance, que je la refoule et que je demande enfin mon chemin quand j'en ai besoin. C'est bizarre de se dire qu'on peut se jouer des tours à soi-même... Pour le coup, c'est bien ce que j'ai fais.

    Trêve de bavardage, j'ai l'impression qu'elle est soudain mal à l'aise, je ne sais pas si c'est mon apparence, mes manières ou simplement le vouvoiement qui la tracasse. Elle se demande surement sur quel énergumène elle est tombée, bref, la bonne vieille réaction quand on croise mon chemin ! Je ne m'en lasserai décidément jamais, ça en devient presque sadique dans ma tête de grand farceur. Je serai près à parié que mes manières lui sembles un peu inutiles.

    « Oh…Quand on sera sorti d'ici, vous devriez retourner chez vous. Je ne vous chasse pas hein ! Mais ce vent là, quand on est pas habitué, c'est la promesse de plusieurs jours de fièvres. Tu-vous…oh puis zut, on peut se tutoyer, on doit avoir le même âge non ? Puis en ce moment, on est logé à la même enseigne. On est bons pour rester ici plusieurs heures. »

    La ponette mouchetée désigne le dehors, où des rafales font voltiger les flocons en tous sens, dans une danse folle et agitée. Je plisse les lèvres avec considération, dans un accord muet. Elle a raison sur toute la ligne, d'autant plus qu'elle est sans doute plus jeune que moi, la vouvoyer tourne au ridicule. Mais tout le monde - ou plutôt personne - sais que j'aime le ridicule. Je m’apprête à répondre, adoptant un air surpris suite à sa demande, comme si ce qu'elle attendais de moi était légèrement au dessus de mes possibilités.

    « Oh, bien sûr, si v-tu le souhaites. Et puisque que nous sommes bloqués ici... »

    Ça me fait soudain étrange de parler sur ce ton pompeux en tutoyant, faut dire que ça brise quelque peu le charme du personnage Mais bon... Je suis tellement habituer à dire vous avec ce ton que je dois lutter pour que le mot sorte de ma bouche. c'est comme si un trou s'était creusé dans le mûr invisible qui nous sépare, c'est dommage et pas plus mal à la fois.

    Pour les longues heures qui nous attendent, il va bien falloir entamer la conversation pour ne pas s'ennuyer. J'entreprends de commencer, improvisant tout en essayant de rester courtois :

    « Je m'excuse d'être aussi curieux, je commence, l'air faussement gêné, mais... comment es-tu arrivée ici ? As-tu eu une "autre vie", toi aussi ? »

    J'avoue que même sans faire la comédie, je ne sais pas trop comment aborder le sujet... J'espère seulement que la question n'est pas trop délicate. Je suis curieux et les histoires des autres passent avant les miennes, c'est plus fort que moi.
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MessageSujet: Re: Excursion et grosse meringue    Jeu 3 Nov - 11:40

Sa question me fait l’effet d’un seau d’eau glacée. D’où je viens déjà ? Dans mon esprit, j’ai l’impression qu’un brouillard opaque grignote peu à peu tous mes souvenirs, qu’il dissimule habilement tout ce qui pourrait me faire regretter d’être ici. Qui je suis ? Pitié, laissez-moi m’en souvenir. J’en deviendrais folle de ne plus pouvoir me dire « Avant j’étais », « Je me rappelle qu’il y avait… ». Mon passé a fait ce que je suis, c’est grâce à tout ce que j’ai vu et vécu qu’aujourd’hui je ne laisse pas la tristesse me torturer l’âme. Je crois avoir réussis à effleurer le bonheur du bout des sabots et, même si tout s’est écroulé, j’en garde un arrière goût édulcoré qui m’a aidé à tenir le choc quand je suis arrivée ici.

Je me rends compte que j’ai laissé le silence s’installé. Je dois tirer une sacrée tête. Je me reprends vite. A la place de ma mine déconfite, j’affiche un large sourire. Je me lève, m’ébroue une nouvelle fois en tentant toujours de me rappeler « mon avant ». Des bribes de souvenirs percent à travers le brouillard comme de minuscules rayons de soleil.

« - Avant, j’étais dans le cirque ! avec la troupe, on taillait la route pour dérider un peu les gens du monde entier. C’était vraiment cool. J’ai appris des tas de choses chouettes pour faire sourire les gens. Puis…je suis morte. Enfin, je ne sais pas, mais c’est la seule explication que j’ai. Le convoi a eu un accident et je me suis réveillée ici. Je trottine sur place pour me réchauffer un peu et, curieuse, lui demande ; Et toi, raconte moi un peu d’où tu viens. »

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MessageSujet: Re: Excursion et grosse meringue    Dim 8 Jan - 19:24

Up =)

˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙ ˙
-Wasabii- et -Apollon-



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